L'Amour, vous ne connaissez point...
Madame vous faites la sucrée à l’aspect d’un membre dressé
On croirait à votre air pincé que votre entre-cuisse est sacré
Tenez que je vous offre ces dessous noirs pour votre première nuit
Tenez ce chapeau rose pour vous cacher le visage et les traits
Et pourtant ne devions nous pas déchirer ce bel accoutrement ensemble
Et je te disais
Si tu viens, nous nous langourerons nos lèvres dès la porte,
Nous courrons sans parler dans les chambres entre les coussins,
Je t'y ferai allonger, longue comme une feuille morte,
Et, passionnément, de mes doux doigts, je chercherai tes sensibles seins.
A travers ton nouveau bouquet de corsage, ma bouche
Prendra leur pointe nue et rose entre deux sueurs,
Et t'écoutant gémir du baiser qui les touche,
Je te désirerai, jusqu'aux pleurs, jusqu'aux pleurs !
Suivrait des lèvres au sein, je veux que ma main droite
Fasse vibrer ton corps, cet élement sans défaut
Que tout l'art de l'Amour inspiré de Sapho
Exalte cette chair sensible intime et moite.
Mais quand le difficile, terrible et pourtant quotidien plaisir
Te cambrera, livrée, éperdument ouverte,
Puissé-je retenir l'élan fou du désir
Que tu sais tellement faire tressaillir
Tiens, prends et va tenter ces dessous de vie
en Rose.
Je suis trop ceci, tu n’es pas cela
C’est la faute à qui
Ton père ou ma mère,
Ah ça m’exaspère !
Stop ! Ça m’étourdi, replaçons le lit
Repassons les plis, repartons d’ici
Et si tu me suis
Juré, c’est promis, je ne t’ennuierai pas
Je t’aime bien plus que ça
Si tu veux me revoir
Garde dans ta poche
Ce petit miroir









L'Amour